Rouge-Orange

décompression orbitaire


Dr TAZARTES : « persistance subjective de la malocclusion palpébrale… symptôme subjectif de malocclusion… malocclusion subjective »

 

Le Dr Tazartès ne s’est jamais expliqué sur ce qu’il entendait par « symptôme subjectif de malocclusion », « persistance subjective de la malocclusion palpébrale » et « malocclusion subjective », trois formules que l’on trouve dans sa déclaration d’avril 2002, donnée, en novembre 2002, au 1er Expert (le Pr  Laurent LAROCHE, son confrère du CHNO des XV-XX), à mon insu et dans le mépris le plus total du principe du contradictoire.

L’Expert LAROCHE, récipiendaire consentant de ce document soustrait à la partie demanderesse et soustrait des débats, a fait preuve du même mépris vis à vis du principe du contradictoire et de l'objectivité de l'expertise en recopiant ce document dans son rapport d’expertise, sans rien dire à personne.

Ce qui est extrêmement étonnant, c’est que les juges n’aient pas annulé ipso facto la 1ère expertise – ainsi délibérément biaisée par l’un des chirurgiens impliqués et par l’Expert lui-même.

Pour en revenir aux formules du Dr TAZARTES, il me semble qu’elles ne signifient strictement rien, par la façon dont elles couplent des termes antinomiques, qui s’excluent mutuellement : « symptôme » et « persistance » relèvent de l’ordre de l’objectif, du réel, de l'observable et du mesurable, comme le terme « malocclusion » ; les adjectifs « subjectif » et « subjective », eux, relèvent de l’ordre de l’intangible, du non observable et du non mesurable.

En clair, à mon sens, un symptôme ne peut pas être subjectif, pas plus que la persistance d'une chose ou que la malocclusion palpébrale. 

Qu'est-ce que le Dr TAZARTES cherche à dire par-delà ces formulations absurdes? Que je me trompe lorsque je dis que mes paupières ferment mal (et infiniment moins bien qu’avant les opérations) et que, non, pas du tout, elles fermeraient parfaitement ?

Si elles fermaient parfaitement, je ne serais pas empêchée de dormir et ne serais pas réveillée au moindre rayon de lumière. Je n’aurais pas fait installer des volets après la 1ère opération et ne les aurais pas doublés de rideaux occultants après la 2ème. Je ne partirais pas en vacances avec ma panoplie pour faire le noir et je ne passerais pas mes soirées d’été à faire la chasse au moindre interstice. (voir photos)

Ou bien, veut-il dire que, là encore, je me trompe ; que je vois de la lumière là où il n’y en a pas ; que je suis réveillée ou empêchée de dormir par de la lumière qui n’existe pas, ou que je suis seule à voir ?

 Je lui ai montré la malocclusion avant et après la 1ère opération. Il ne m’a pas dit, à moi, qu’il n’arrivait pas à l’objectiver.

Curieux, tout de même, qu’il ait cessé de la voir, de « l’objectiver » après m’avoir opérée, alors qu’il l’a aggravée et rendue plus visible en raccourcissant les fentes palpébrales et en relâchant d’autant les paupières inférieures.

Plus grave encore, il semble même prétendre,  dans sa déclaration, m’avoir opérée sans jamais avoir réussi à « objectiver » la malocclusion palpébrale ! 

 « Le recul des globes dans les orbites et la remontée des paupières inférieures qui étaient ptosées et rétractées était indiqué pour améliorer ses symptômes subjectifs nocturnes »

« …je n'ai à aucun moment, pu mettre en évidence la malocclusion (fermeture incomplète de l'œil la nuit) dont se plaint la patiente… »

Est-ce là une attitude de médecin ? Offrir d’opérer une patiente sans avoir établi le mal dont elle se plaint ; l’opérer de tout autre chose et en faire une invalide ?

Ce que je lis dans ces lignes du Dr TAZARTES, c'est son aveu qu’il a, en effet, remplacé ma demande par la sienne ; qu’il m’a opérée de l’exophtalmie, pas de la malocclusion palpébrale, en se disant que si les yeux reculaient, cela ne pouvaient qu’améliorer l’occlusion – si malocclusion il y avait.

Le motif initial de la consultation est ainsi passé au second plan. Pire, il a été totalement oublié ! Au lieu d’être traité pour lui-même, de façon exclusive, il devenait un simple prétexte à une décompression orbitaire qui visait tout autre chose. La malocclusion n’était pas traitée directement, mais par ricochet, et le résultat dépendait d’un tas d’autres choses : si la décompression orbitaire se passait bien, si j’avais de la chance, si les yeux reculaient, si le Dr TAZARTES n’oubliaient de mesurer mes fentes palpébrales avant d’opérer, s’il n’oubliait pas de leur redonner leur longueur d’origine…

Manque de bol, il n’a pas fait ce qu’il fallait et a aggravé la malocclusion en plus de créer des dommages graves, irréversibles.

Ainsi,  

Il a traité l’exophtalmie par décompression orbitaire en me mentant sur les risques gravissimes inhérents à cette opération et sur le fait, qu’en raison même de ces risques, elle n’est indiquée que pour des pathologies oculaires précises, que je ne présentais pas, et en aucun cas pour une malocclusion palpébrale bénigne.

Ø  Il ne s’est pas du tout inquiété de la malocclusion et l’a aggravée en choisissant la voie d’abord coronale, en ne mesurant pas mes fentes palpébrales avant l’opération et en me les refaisant plus courtes qu’à l’origine : en raccrochant mes paupières (qui, elles, avaient conservées toute leur longueur) moins à l’extérieur qu’avant, il a fait bâiller les paupières inférieures davantage, si bien que les paupières supérieures n’arrivaient plus à descendre jusqu’à elles, alors même que les yeux avaient reculé de quelque 2 millimètres, soit largement plus qu’il ne manquait à mes paupières pour être parfaitement jointives.

La malocclusion palpébrale… nocturne

Parler de « malocclusion palpébrale nocturne » n’a pas plus de sens que de parler de « persistance subjective de la malocclusion » ou de « symptôme subjectif de malocclusion ».

Le fait que mes paupières laissent passer la lumière ne tient pas à l’heure du jour ou de la nuit. J’avais, au contraire, expliqué au Dr Tazartès qu’il s’agissait d’un état de malocclusion : mes paupières n’étant plus tout à fait jointives, elles laissaient passer la lumière par l’infime espace (n’atteignant pas le millimètre, à mon avis) qui existait entre elles. Cet état ne me gênait que pour dormir. Il se trouve que je dors généralement la nuit, mais j’étais gênée de la même façon si je voulais dormir dans la journée.

Depuis les opérations, il y a plusieurs millimètres entre les paupières supérieures et inférieures, en particulier à gauche, où les paupières ne tiennent plus du tout fermées seules (sans que je les maintienne fermées volontairement), comme c’est le cas dans le sommeil.

Le Dr TAZARTES semblait avoir très bien compris cela quand je le lui ai expliqué en juillet 1998. Il a cessé de le comprendre après les opérations et les dégâts qu’elles ont faits.

J’ai expliqué la même chose dans le 1er Dire destiné à l’Expert CHAINE. Il n’en a tenu aucun compte. 

On remarquera la complaisance et le manque total d’esprit critique avec lesquels les Experts Laroche puis Chaine ont recopié les déclarations absurdes du Dr TAZARTES. C’est précisément cela que je veux dire, lorsque je dis que les experts judiciaires peuvent écrire vraiment n’importe quoi dans leur rapport d’expertise – pour peu que cela leur soit soufflé par un confrère impliqué.

Je reproduis dans le tableau ci-dessous quelques phrases prises dans la déclaration du Dr TAZARTES et les rapports des Experts LAROCHE et CHAINE. La parfaite similitude entre les 3 textes n'aurait évidemment rien de surprenant si ces textes décrivaient véritablement ma diplopie ou mon état. Ce n'est pas du tout le cas.

Rapport du Pr LAROCHE

(19 mai 2003)

« une inocclusion palpébrale essentiellement nocturne. » (p . 3)

 « Inefficacité de l'intervention car l'inocclusion nocturne persiste… » (p. 4)

« Madame BUCHER se plaint … d’une lagophtalmie nocturne persistante (inocclusion palpébrale)… » (p. 7)

« …Il existait un problème de fermeture incomplète des paupières à gauche mais sans signes objectifs de lagophtalmie. » (p. 6)

 

« On observe… une bonne occlusion palpébrale... Il existe une bonne occlusion palpébrale. » (p. 7)

« L'intervention… est une décompression orbitaire. Il n'a donc pas été touché aux paupières. » (p. 14)

« …pas d’asynergie oculo-palpébrale ni de rétraction de la paupière supérieure» (p. 8)

Pré-rapport du Pr CHAINE

(11 avril 2007)

« …mal occlusion palpébrale essentiellement nocturne prédominant surtout sur l'œil gauche. » (p. 7) ;

« …mal occlusion nocturne plus marquée à gauche qu'à droite. » (p. 8) ;

« …. une impression de ride et toujours de l'inocclusion palpébrale nocturne. » (p. 9) ;

 « … persistance de l'inocclusion nocturne. » (p. 14)

« La sensation de paupière supérieure qui frotte sur la cornée est en partie subjective. » (p. 15).

 « Il existe une bonne occlusion palpébrale. » (p. 11)

 « Les autres lésions alléguées (…), en particulier les modifications de la taille des fentes palpébrales sont subjectives. » (p. 15)

« En l'absence de rétraction de la paupière supérieure » (p. 9)

Azureine, victime de fautes médicales et d’expertises judiciaires bidon

_____________

P.S. Voir, notamment, les articles suivants :

- Dires à Expert ;

- 2ème et 4ème Dires à Expert ;

- 3ème Dire à Expert : Déclarations comparées du Dr TAZARTES et des Experts LAROCHE et CHAINE ;

- Expertises médicales judiciaires : Le Simulacre ;

- L'expertise médicale judiciaire en question

- Médiateur de la République : Proposition de réforme de l’expertise médicale judicaire

etc.

 


07/06/2010
0 Poster un commentaire